Internet, un support attrayant 2.

I- Internet, un support attrayant

2) Un support international

 

Introduction :

Sur la toile se bousculent informations et réactions venant des quatre coins du monde, sous forme de blogs, de forums, d'articles, ...
La mondialisation des médias et l'importance croissante d'Internet comme support font apparaître une nouvelle tendance à une globalisation de l'information, et à une montée en puissance des réactions internationales.
« Le web est devenu une nouvelle dimension de l’espace public…; il dispose de ses propres codes, d’une dynamique différente qui bouleversent la manière dont circulent les idées et les informations. Un nouvel espace de démocratie, plus direct, plus rapide, se développe. Médias, experts et producteurs d’idées, hommes, femmes et partis politiques doivent réinventer leurs rôles dans l’espace public à l’aube du numérique. » (Nicolas Vanbremeersch, chroniqueur et blogueur dans son livre De la démocratie numérique).

 

L’utilisation d’Internet en politique permet une interactivité internationale, c'est-à-dire des argumentations diverses sur tout ce que les internautes dans le monde entier peuvent savoir, et ce en direct grâce aux sites des politiques, mais aussi grâce aux blogueurs politiciens, amateurs ou professionnels indépendants. On trouve facilement en ligne les journaux nationaux et internationaux, ainsi que leurs archives.
Les politiques utilisent Internet comme moyen d’échange, de communication et de rapprochement avec les Français des DOM-TOM et du « bout du monde ». Le web constitue de cette façon un atout majeur en période électorale, ou comme en ce début d’année pour le référendum de « plus grande autonomie » de la Guyane et de la Martinique.
Pour les internautes, Internet est également un moyen de communication international et interactif avec les politiques du monde entier. Un citoyen pourra donc consulter une page personnelle ou blog de n’importe quel politicien, économiste, journaliste, … partout dans le monde.
Pour les acteurs politiques, c’est aussi un moyen d’analyser la politique étrangère en direct. On sait par exemple que les élections présidentielles américaines de 2008 ont remporté un intérêt sans précédent, ou du moins jamais observé aux Etats-Unis depuis la fin des années 1960.

Les moteurs de recherches qui aujourd’hui servent de page d’accueil, proposent dès l’ouverture d’Internet sur votre ordinateur tous les événements du monde entier en direct et avec des liens vers tous les journaux y faisant référence. 
Google, Orange ou Yahoo font partis des sites les plus visualisés en France. Hormis le fait que les recherches de mots clés s'effectuent dans tous les sites existants sur la Toile, la particularité de ces pages réside dans leur faculté à réunir des articles en provenance d'autres sites journalistiques et des dépêches d'agences de presse.
Depuis début juin 2009, le site Orange.fr, consulté par 15 600 000 visiteurs chaque mois, collabore avec Le Figaro, pour animer une interview politique quotidienne. La page d’accueil du portail contient également une partie Sports et Loisirs et une page où les internautes sont invités à réagir à travers des forums.

Nombreux aussi sont les amateurs de blogs, qui diffusent leurs informations à l'échelle internationale. Ainsi, les journaux internationaux utilisent des blogs pour les revues de presse de leurs journalistes. Ces derniers ont aussi des blogs personnels, auxquels se rajoutent les journalistes amateurs intéressés par la politique. On peut y trouver des regroupements de passionnés tels que sur Politique.net.

             « Torturer un corps est bien moins efficace que façonner un esprit. » (Manuel Castells, professeur de sociologie en Californie.)

Aujourd’hui, la communication se fait principalement au travers d’internet et des téléphones portables. Chaque utilisateur peut recevoir des images, des informations, des opinions, … Il y aurait à ce jour plus d’un milliard d’internautes et près de deux milliards d’abonnés au téléphone portable (soit les deux tiers des habitants de la planète). Ces deux moyens de communication sont très liés.
En effet, la « mobilisation politique instantanée » par téléphones portables est devenue ces dernières années un véritable phénomène, construit sur des réseaux de communications entre mobiles, souvent via Internet, et quelquefois avec un effet immédiat : citons par exemple l’organisation de la protestation en Espagne, lors de la défaite aux élections législatives de mars 2004 du Parti populaire de M. José Maria Aznar.

Afin de mieux saisir la dimension mondiale d'Internet, nous allons établir une chronologie de quelques évènements majeurs qui se sont déroulés sur Internet.

         Le Traité Constitutionnel européen de 2005 sur le Net :

En vue du référendum de 2005, une grande partie des médias étaient pour le « oui ». La mise en ligne de la Constitution Européenne (document de 300 pages) sur le site du gouvernement et de la ville de Paris a permis aux initiés de se faire leur propre opinion, et aux opposants de faire campagne sur le net. Le 25 mars 2005, Étienne Chouard, professeur d’économie et de droit public analyse et critique sur son site la Constitution. Ce dernier devint l'un des plus fréquentés en France avec plus de 30 000 connexions par jour. Après l'échec du référendum, il est considéré comme un des internautes les plus influents de France en 2006. 

       La campagne présidentielle française de 2007 :

Durant la campagne présidentielle de 2007, de nombreux politiciens ont utilisé Internet comme outil indispensable de communication. Une analyse a permis de démontrer que le succès de l’élection de Barack Obama en 2008 tenait en très grande partie à l’utilisation d’internet. On ne disait pas à l’internaute qu’il pouvait élire un président noir, mais que grâce à lui, un président noir serait élu. On voit bien ici le rôle participatif de chaque citoyen américain. Barack Obama aurait-il copié les stratégies des élections françaises de 2007 ? C’est tout du moins ce que prétendait Ségolène Royal après l’investiture du président américain.

        Le sommet de Copenhague, décembre 2009 :

Le président de la république, Nicolas Sarkozy, avait ouvert ponctuellement un compte Twitter (elyseecop15) durant du sommet de Copenhague de décembre 2009. Celui-ci permettait un suivi en temps réel de l’avancement des discussions.

       Le « non » en Guyane et en Martinique en janvier 2010 :

Les réactions politiques de tous bords se sont multipliées après le refus massif, en Guyane et en Martinique, d'une « autonomie accrue » lors du référendum du 10 janvier dernier.  (Quelques réactions en ligne sur nouvelobs.com par des politiques et des internautes, mais également sur lesechos.fr)

Conclusion :

Grâce à Internet, tous les internautes deviennent spectateurs et acteurs de la politique internationale. Ils peuvent accéder en direct à tous les évènements et ce, sans censure gouvernementale ou politique. Sans ce support, nos informations seraient partielles car elles ne refléteraient que le choix de nos médias, et notre curiosité ne porterait que sur nos connaissances. 

          

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